Comment prévenir et soigner ?

Traiter de façon naturelle ses plants de tomates tout en prévenant des maladies …

 Cultiver ses propres plants c’est apporter les bons nutriments mais aussi faire les bons gestes au quotidien

Je déconseille fortement les produits du commerce bien entendu et même la bouillie bordelaise dont le cuivre est néfaste pour la faune du sol !

Le secret pour éviter les maladies est de bien nourrir la plante et utiliser des traitements préventifs avec des produits naturels quand la météo n’est pas clémente.

LES ENGRAIS

Le principe d’un engrais est de fournir les 3 éléments indispensables à la vie d’une plante : Azote (N), Phosphore (P), Potassium (K)

(1) L’azote (N) : l’azote contribue au développement végétatif de toutes les parties aériennes de la plante. Il est profitable à la plantation, au
printemps, lors de la pousse de la végétation, et aux légumes, à condition de le distribuer sans excès car cela se ferait au détriment du développement des fleurs, des fruit ou des bulbes. En
excès il est à l’origine de la pollution azotée, il limite la floraison jusqu’à ne plus produire de fleur !

(2) Le phosphore (P) : le phosphore renforce la résistance des plantes et contribue au développement des racines. Le phosphore est extrait principalement
des roches phosphatées, on le trouve également dans la poudre d’os ou dans les fientes mais aussi chez les végétaux à fleur jaune généralement (notamment pissenlit et moutarde). Sachez que les engrais phosphatés chimiques contiennent une multitude d’éléments minéraux secondaires et d’oligo-éléments dont de petites quantités d’uranium et de cadmium et donc pour ne pas dire radioactif … Encore une preuve que les engrais chimiques ont leur limite comme tout d’ailleurs mais tout de même.

(3) Le potassium (K) : le potassium contribue à favoriser la floraison et le développement des fruits. Il sera présent notamment dans le purin de
consoude.
(Sources : Wikipédia et Rustica Magasine)

Ces 3 éléments sont indispensables à la vie d’une plante notamment légumière telle que la tomate. Il existe des recettes naturelles pour fournir à vos
plantes de l’engrais et ce qui est intelligent, c’est d’apporter tel élément en fonction de la période.

En effet, faire croître les feuilles et les tiges à la plantation avec de l’azote ou encore favoriser les fleurs et les fruits lors de la floraison ou de
la fructification avec le potassium est un très bon plan !!

Des études ont montré clairement que des engrais chimiques sont nettement moins bien assimilés par la plante, que les engrais d’origine organique
(quasiment 100% d’assimilation). De plus apporter un engrais naturel par vos soins apportera non seulement les bons éléments mais aussi d’autres minéraux (Fe, Ca …) qui sont aussi
indispensables à la plante, que vous ne trouverez pas dans les engrais chimiques !

Au passage sachez qu’un déficit de calcium associé à un arrosage irrégulier provoque chez la tomate, le « cul noir »

LES SOLUTIONS

Voici donc ici une petite liste des solutions pour apporter à vos plants les éléments minéraux et les protections nécessaires à leur croissance et éviter les maladies. Je vous invite à lire l’onglet : « Ma recette anti-mildiou » que j’utilise avec grand succès en serre et en extérieur (en Picardie). 

Les purins

Les purins sont une très bonne solution. Le principe d’un purin est de prélever 1 kg du végétal riche en l’élément recherché, et le faire macérer
jusqu’a ce que ça mousse beaucoup dans 10 litres d’eau (ce qui peut aller d’une à deux semaines voire plus). Ensuite on DILUE sous peine d’excès (c’est à dire par exemple que trop d’azote,
limitera le nombre de fleurs et donc de fruits, ne faîtes pas l’inverse de ce que vous voulez !). La dilution est différente selon les sources, mais comptez 1 litre de purin pour 10 litres
d’eau environ. En tout vous pourrez donc avoir 100 L de purin pour 1 kg de plantes initiales.

En résumé, les purins :

– 1 kg de feuille (de préférence ou à défaut, toute la plante)

– Faire macérer dans 10 litres d’eau jusqu’à ce que ça mousse (suivant la température, 1-2 semaines)

– DILUER : 1 litre de purin dans 10 litres d’eau

– Arroser au pied

Maintenant rien ne sert de faire tous les purins d’un coup et de tout mettre, car les apports d’un des purins vont neutraliser ceux des autres, il faut
donc choisir les bons moments. Voilà comment je fais :

1 semaine après la plantation + 2 semaines après le premier apport : purin ortie pour favoriser la croissance de la
plante. L’ortie, inutile de vous dire ce que c’est, il y en a partout. Il s’agit de l’urticante, pas les autres comme l’ortie blanche (qui d’ailleurs au passage n’est pas réellement une
ortie ^^). Cependant, depuis que je mets du fumier de lapin/vache/cheval/poule au pied, j’ai arrêté le purin d’ortie car le fumier contient déjà une énorme quantité
d’azote.

La consoude Dès le premier bouquet floral ou le deuxième (voire plus tôt si les fleurs tardent à venir ou sont mal développées) : purin de consoude. La consoude fleurit vers juin-juillet, et donc parfait timing avec les tomates ^^. On la trouve notamment dans les fossés humides peu entretenus, ou encore au bord des marais, terrains vagues humides … bref dans les lieux humides. Il en existe avec des fleurs de toutes les couleurs : blanche, violette, bleu, rose prononcé (celle-ci est utilisée par les herboristes, c’est une plante officinale) mais vous pouvez toutes les prendre. Quand vous l’écrasez vous avez vos mains toutes jaunes, signe de la présence abondante de la potasse (K). Elle est également riche en d’autres éléments comme le bore, le calcium, le manganèse mais aussi un peu de phosphore (P). Elle est parfaite pour de beaux fruits et quand vous faîtes attention la consoude est partout autour de vous !!!

Pour le phosphore, il développe surtout les racines ce qui n’est pas inutile pour la tomate mais n’est pas du tout nécessaire car la tomate s’enracine très très facilement, et en plus la consoude contient un pourcentage non négligeable de phosphore, je n’utilise donc pas de purins riches en phosphate pour les tomates .

Le purin de prêle : Le purin de prêle est extrêmement efficace préventivement contre le mildiou. La prêle est très riche en silice ce qui stimule les défenses naturelles des plantes et les protège réellement des maladies comme le mildiou. Il peut être associé à la consoude pour obtenir un purin très riche et assez puissant

 

 

L'ail, un antifongique naturel

Des recettes à base d’ail existent aussi. En effet l’ail à des propriétés énormes sur le corps humain mais aussi chez les végétaux en tant que fongicide,
dont aucuns résultats officiels existent mais dont moi même et pleins d’autres jardiniers avons testé. En préventif, le résultat est là, il n’y a aucuns doutes, mais curativement je dois dire qu’il est très limité :

INFUSION D’AIL (12 heures)

– Hachez 10 à 15 gousses d’ail voire plus

– Versez le hachis dans 5 litres d’eau bouillantes

– Infusez 10 à 12 heures

– Pulvérisez TOUTE la plante, même les feuilles, les tiges, les fruits …

Vous pouvez également macérer plus longtemps pour obtenir un véritable purin !

L’ajout de quelques feuilles de Laurier Sauce est aussi une bonne idée car elles possèdent des vertus cicatrisantes.

 

Différence entre Purins et Infusions

Sachez que l’on peut faire aussi des infusions d’ortie, de prêle et de consoude, bien plus rapide que les purins (c’est en fait un purin en accéléré).
Mais alors attention, pour obtenir une vraie solution riche en potasse par exemple, rien ne vaut le purin, car le potassium de la consoude ne s’extrait pas facilement. En d’autres termes, les
décoctions de consoude pour la potasse sont à éviter, mieux vaut un bon purin.

Voilà la recette typique des infusions :

– Prélever 1 kg de feuilles ou à défaut, de la plante entière (prêle = prenez les tiges)

– Faire tremper dans 10 L d’eau

– Porter à ébullition avec les feuilles (couvercle vivement conseiller car certains composés volatile en ébullition sont des principes
actifs)

– Laisser refroidir une 1/2 journée si cela est urgent, mais 3 jours c’est bien mieux( !

– Filtrer

– Pulvériser en diluant : 1/20 ou 1/10 max pour l’ortie

– Aucune dilution ou faible pour la prêle

– 1/5 pour la consoude 

Vous pouvez aussi mélanger les composés, le tout est de respecter +/- 1kg de plantes pour 10L d’eau.

 

Le bicarbonate de Soude

Le bicarbonate de soude est connu depuis très longtemps pour son action contre le mildiou ! En réalité peu d’étude scientifique le montre, mais quoi de
mieux qu’une bonne étude scientifique sur le terrain, chez soi ? Les résultats montreraient que le bicarbonate n’est pas un fongicide (= tue le mildiou), mais plutôt un fongistatique (= qui empêche le champignon de pousser). En effet, en augmentant significativement le pH du milieu, le mildiou a beaucoup de mal à se développer car il préfère un milieu acide et humide, comme les eaux pluviales. Selon les sources on préconise d’utiliser du bicarbonate de qualité alimentaire car à peine plus cher, et pour une dose allant de 5 à 10 g/L.

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