Repiquer en godet puis en pleine terre / pot

Lorsque vous vous procurez des plants en jardinerie ou issus de vos semis, il faut absolument appliquer quelques règles qui optimiseront la chance que le mildiou ne s’installe pas et une bonne récolte ! Ceci est valable aussi pour les poivrons et aubergines !

1 – ENDURCIR VOS PLANTS 

En jardinerie, il faut savoir que la plupart du temps, il s’agit de bouture mis en pot dès le début ! D’ailleurs lorsque vous achetez une barquette de Saint Pierre par exemple, il y a des chances pour que les 6 plants soient issus d’un même plant bouturé et donc en cas de mutation c’est tout le lot qui est concerné ! Au mieux, les plants sont issus d’un semis directement dans leur pot définitif et ont donc une génétique différente.

Mais dans tous les cas, je vous conseille, si vous n’achetez pas trop de plants, de les repiquer  dans des pots plus grands (type bouteille d’eau recyclé en pot ^^) et quelque soit le nombre de les placer en serre froide ou dehors (et les rentrer la nuit en cas de gelées). Il n’y a qu’a voir la belle couleur verte des plants des jardineries, qui indique qu’ils ont été chauffés. Les miens ont la tige et même les feuilles bien violettes, ce qui signifie que la plante s’est protégée du froid. De plus, repiquer dans un pot plus grand stimulera la production de racines et diminuera le temps d’adaptation de la plante lorsqu’elle sera en pleine terre.

Remarque : Mes plants sont repiqués 2 fois en tout : La première fois quand je sépare les touffes et que je mets les plants dans leur pot définitif, en serre froide (avec voile d’hivernage) et une deuxième fois au repiquage en pleine terre. Je peux vous assurer de leur résistance à des gelées à -1° et une reprise assez rapide !

Remarque importante : Ne pas laisser vos semis à l’étouffé et surtout à l’humidité ! La fonte des semis est un champignon qui attaque les jeunes plants qui sont fragilisés lors du rempotage, la tige s’amincit à la base sans forcément que cela soit visible et le plant meurt subitement. C’est un champignon cryptogamique, donc une pulvérisation de bicarbonate, de décoction d’ail ou encore du purin d’ortie/prêle est une bonne solution !

Pour l’éviter, aérer au maximum et utiliser un terreau bien drainant spécial rempotage ou géranium. La poudre de charbon de bois en petite quantité peut aider à absorber le surplus d’humidité  et aide à stopper la propagation du champignon.

Ci-dessous un pied endurci au froid et bien enraciné !

Pied endurci DSC_0553

2 – BIEN PLANTER

En serre ou en pleine terre

> Pour la culture en serre et ne pas surcharger cette page j’ai créé cet article : Bien planter et cultiver en serre. Cliquez ici pour y accéder.

En serre ou en pleine terre, il faut savoir garder de bonnes distances. On est tous gourmand à vouloir planter à 10/20 cm car les plants sont petits, mais une fois adultes, l’envergure atteint facilement les 80 cm. Ainsi, l’idéal serait de 80 cm entre chaque plant et 1 mètre entre chaque rang, mais si on manque de place, on peut toujours réduire à 60 cm. Ensuite on pourra couper les feuilles trop longues pour diminuer l’envergure des plants.

Un petit exemple concret : Dans une serre de 18 m² : 6m x 3m, on peut facilement y mettre 4 rangs de 9 à 10 plants espacées de 60 cm en quinconce soit un total de 36 à 40 plants ! Il faudra donc penser à bien tailler et à ne laisser que 1 ou 2 tiges maximum !

En pot si vous n'avez pas de jardin ou si vous êtes en ville

Il est tout à fait possible de cultiver en pot les tomates même si elles ne sont pas habituées. La taille du pot dépend du type de plants. Les variété « dwarf » sont idéales, car elles sont qualifiées souvent de « naines » (tout est relatif car un plant peut quand même atteindre jusqu’a 1m50). Ces variétés se contentent de pots relativement gros tout de même, idéal pour un balcon en ville ou une terrasse ! Des pots de 10 à 20

Pour les variétés de tomates cerises, je pense que la taille du pot doit être vraiment conséquente car une tomate aime s’enraciner profondément. C’est pour cette raison que le déconseille vraiment pour les grosses variétés non « dwarf « !

La plantation

Bon passons maintenant à la plantation stricto-sensu. Personnellement je creuse un trou de façon à ce que les plants soient enterrés le plus profondément possible, au dessus des vraies feuilles. Il n’y a aucun soucis, de nouvelles racines se reformeront ce qui augmentera la vigueur ! Pour des plants qui auraient filés, je n’hésite pas à enterrer sur 30 cm ! D’ailleurs, en plantant votre plant légèrement incliné vous augmenterez la surface de tige qui pour refaire des racines ! Vous pouvez donc faire un trou pentu pour appuyer le plant contre sans le casser.

En outre, je me permets d’ajouter une pelleté de fumier (de lapin, volaille … bref ce que j’ai en stock ^^) ou du compost. INUTILE d’ajouter des feuilles d’orties ou je ne sais quoi, sans oxygène, elles ne seront pas dégradées !!! En revanche, un petit purin d’ortie peut être pas mal, mais moi je n’en mets pas, car avec le fumier cela fait déjà pas mal d’azote ! On entend parfois dire qu’il faut orienter les racines au nord afin qu’elles soient à l’ombre, mais en serre cela est inutile et dehors je ne trouve pas de de différences car elles vont chercher la fraîcheur en profondeur.

3 – ARROSER QUAND IL FAUT ET CE QU’IL FAUT

Dès la plantation arrosez abondamment histoire d’apporter l’humidité au compost ou fumier qui en retour apportera un peu de chaleur.

Par la suite :

Dehors je n’arrose jamais, sauf toutes les deux semaines mon purin de consoude et prêle. En serre, le moins possible sera bien aussi, mais attention à ce que les plants ne soient pas trop en stress hydrique, surtout de façon répétée (sol trempé, puis trop sec et plants flétris, puis à nouveau sol trempé …) car les fruits pourraient attraper le cul noir, une maladie étant due à un problème d’assimilation du calcium dû à un arrosage irrégulier. Au passage, si vous rencontrez ce problème, pulvérisez une solution riche en calcium comme du lait, mais sachez que la consoude en contient suffisamment, donc si vous optez pour ce purin, pas de surprise avec le « cul noir ». Pour plus d’infos sur les purins (utilisation, comment faire ? …), allez dans la rubrique suivante.

De plus, moins arroser forcera les racines à s’enterrer pour aller chercher l’eau en profondeur et ainsi mieux résister à une sécheresse ou canicule.

Surtout, arroser autour des plants, pour éviter d’éclabousser les tiges et les feuilles. Un paillage à base d’herbes de tonte, feuilles mortes (attention pas de noyer*) sera aussi très utile pour retenir l’humidité et éviter ces risques d’éclaboussures justement !

Pour plus d’infos sur les purins, je vous invite à cliquer sur la rubrique Soins et maladies

*Le noyer fabrique une molécule phytotoxique naturelle pour éviter la concurrence dans son milieu. N’en mettez donc pas dans votre compost !

4 – TAILLER PROPREMENT

Avant de continuer, utilisez une paire de ciseaux ou sécateurs propres et même lavés à l’alcool s’ils ont servis pour des végétaux malades.

Les tomates se taillent sous peine d’avoir de petits fruits. Les tomates cerises font l’exception qui confirme la règle, mais si le plant devient trop envahissant vous pouvez le tailler.

Pour les autres, il faudra laisser une seule tige, ou sous serre avec faible hauteur, 2 ou 3 tiges. Pour cela il faut pincer, avec les doigts, les tiges qui partent à l’aisselle des feuilles ou couper avec les ciseaux propres si ces dernières sont déjà bien développées.

Enfin, on veillera à ce qu’aucunes feuilles ne touchent le sol, on n’hésitera pas à les couper à raz de tige ou à moitié !

Voilà un exemple de plant (Green Zebra) ou il faudra pincer les gourmands en rouge et même utiliser une paire de ciseaux pour celui que l’on voit partiellement en haut !

Pied endurci

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3 réflexions sur “Repiquer en godet puis en pleine terre / pot

  1. Bonsoir,
    Vous ne parlez que de couper que les feuilles qui touchent le sol. J’ai l’habitude d’enlever des feuilles pour aerer le plant. Fais-je une erreur? Merci. Cordialement

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    • Bonjour,
      D’années en années j’effeuille de moins en moins les plants sauf si une maladie se déclare. Ce n’est pas une erreur mais il ne faut pas oublier que ce sont les feuilles qui apportent aux fruits les sucres et autres éléments. en revanche, un fruit bien exposé au soleil aura tendance à mûrir plus vite c’est vrai.

      J'aime

  2. Pingback: Les produits naturels face au mildiou | Cultiver les tomates

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